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En tous
lieux et dans la majorité des pays, le salaire est le maître mot de l'ensemble
des sociétés et mis en avant en arme essentielle pour parer aux larges
turpitudes actuelles économiques et sociales. Sa revalorisation et son
augmentation seraient l'inévitable réponse à l'ascension vertigineuse du coût
de la vie. La généralisation de la revendication n'est toutefois légitime que
lorsque le rendu d'un salaire est en conformité avec ce que le labeur produit.
Mais son exigence couve aujourd'hui un formalisme primaire ne tenant pas compte
du support indispensable que sont la production et la création de la richesse.
Il n'a aucun sens, si la perception qu'on lui accorde se confine seulement dans
le droit de chacun sans tenir compte de l'articulation globale de la marche ou
du recul de la société.
Or on ne se rend pas compte maintenant que plus le recul se prolonge partout et plus les revendications salariales s'amplifient. Le bât blesse en partie l'équité du partage des richesses mondiales. Mais se focaliser seulement sur ce seul niveau pour réclamer une large justice dans le partage n'est pas s'attaquer à une équation compliquée. Taxer les grandes richesses amassées par les fortunés du monde n'est pas suffisant et peut s'avouer aléatoire sinon irréalisable. Le chassé-croisé des conflits et des guerres n'est que le reflet des cupidités, des égoïsmes et des individualismes. Le reste n'est que prétexte pour que les hommes demeurent partagés et pour que finalement la vraie notion du salaire reste indéfiniment occultée. La réalité n'est pas là où on est censé la trouver quitte à ce que le monde entier continue à vivre à crédit pour avoir consommé plus qu'il n'a produit. Quelques rares Etats seulement ont eu le bonheur de réussir à mettre en adéquation ce qu'ils consomment et ce qu'ils produisent. Généralement ce sont ceux qui sont parvenus à imposer la parfaite équité entre les rétributions salariales et le juste partage des fruits financiers cueillis. |
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