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![]() ![]() ![]() ![]() Maintenant
que la chambre basse du Parlement ou APN n'existe plus, l'heure est peut-être à
s'interroger sur l'autre chambre, dite « haute » celle-ci : le Conseil de la
nation ou le Sénat ? Oui, à quoi sert le Sénat ou même un sénateur ? D'aucuns seraient
tentés de répondre : à rien. Il est archi sûr que les Algériens ne connaissent
aucun nom composant la chambre haute du Parlement. Des Algériens qui ont plutôt
accueilli avec une bonne note d'optimisme la dissolution de l'APN mais déçus de
voir le tiers présidentiel au Sénat, maintenu dans la nouvelle loi-mère du
pays. D'autres ont souhaité carrément la suppression de cette chambre haute,
réduite au rôle de chambre d'enregistrement des volontés des pouvoirs
successifs. Parce que depuis le vrai-faux complot de polichinelle fait dans le
dos de feu Bachir Boumaza, jamais un sénateur n'a
réussi à faire parler de son «métier» sans faire pouffer sous cape. Faire
parler d'abord de son rôle si «abscons» pour le plus néophyte, et de sa place
réelle parmi le peloton des mal-élus. Un sénateur, ça ne comprend toujours pas
sa raison d'exister lorsque tout dans la laborieuse marche vers une vie
publique plus «translucide» semble se complaire à «compter» avec tout, sauf
avec cet élu mal aimé. A mi-distance entre un élu caché derrière le trop bon
dos du petit peuple et un heureux gagnant au loto gratuit des urnes
«aseptisées», comme un pachyderme, un membre du Conseil de la nation, ça peut
tromper énormément. Le Sénat a pour rôle «naturel» de manger la poussière quand
tout le monde a envie de la cacher, sous un grand tapis vermoulu. Honni bien
avant sa naissance au forceps, le Sénat est aujourd'hui «usé» dans le «beau
rôle» d'une institution, la seule à avoir le «mérite» de nous rappeler, encore,
que la démocratie n'est pas la religion pratiquée ni dans l'esprit ni encore
moins à la lettre, par le personnel politique aux manettes du pays.
Contrairement à son «congénère» de la chambre dite basse, un membre du Conseil
de la nation est élu au suffrage universel indirect. Le Sénat étant, en vertu
du mot le plus long de la langue de Voltaire, constitutionnellement
indissoluble, le député, lui, peut à tout moment être envoyé au tapis si
l'envie lui prend à celui assis au sommet de la pyramide. Au-dessus de tout. Et
de tous !
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