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Le
mouvement de contestation annoncé pour la journée d'hier, par les syndicats des
chauffeurs de taxis, à travers tout le territoire national, en signe de
solidarité avec le collectif dont les véhicules de marque Peugeot 806, ont fait
l'objet de retrait, a été suspendu a-t-on appris, hier, auprès de M. Bouadjmi SG du Syndicat national des chauffeurs de taxis et
des transporteurs SNTT d'Oran. Pas moins de 250 véhicules immatriculés entre
1996 et 2002 ont été saisis, à l'heure actuelle, au niveau national dont une
vingtaine à Oran, a indiqué notre interlocuteur. Il s'agit de véhicules
d'occasion et principalement des voitures de marque Peugeot 806, un véritable
cauchemar pour de nombreux pères de famille qui ont tenu à dénoncer les
désagréments occasionnés par une telle mesure, à travers tout le territoire
national. Ainsi et afin d'apporter leur soutien à la corporation, frappée par
cette mesure, les syndicats avaient décidé d'observer, hier, une grève pour
exprimer leur ras le bol face à ces saisies qui n'arrangent guère l'intérêt des
professionnels du secteur.
« Ce collectif est en possession de tous les documents nécessaires délivrés par l'Administration, à savoir : les fiches de contrôle, les actes de vente, les cartes grises entre autres», s'est interrogé le responsable alors que l'Administration justifie ce retrait par le fait qu'il s'agit de voitures «illégales», ajoute-t-il. Ainsi et à la demande du ministère des Transports, cette journée de protestation a été suspendue et les syndicats ont été informés que le dossier est entre les mains du Premier ministre apprend-on. Les responsables centraux ont décidé d'installer une commission d'enquête pour tirer au clair cette affaire, une situation qui, selon notre interlocuteur, perdure pénalisant des dizaines de pères de famille frappés, désormais, par le chômage. Dans ce registre, une réunion avec le directeur central chargé du Transport terrestre, a été tenue, hier, à Alger en présence de tous les syndicats des chauffeurs de taxis indique-t-on. Les professionnels ont exigé, dans l'immédiat, à cesser toutes les saisies de véhicules en question et à rendre ceux déjà confisqués à leurs propriétaires, affIrme-t-il. Dans le cas où la commission d'enquête révèle certaines anomalies à savoir : que ces véhicules d'occasion sont entrés de manière illégale, les concernés se disent prêts à dédommager l'Administration a précisé M. Bouadjmi indiquant que le ministère a demandé tous les dossiers des chauffeurs de taxis dont les véhicules ont fait l'objet de saisies. Notons par ailleurs, que les négociations ministre- syndicats sont en cours. |
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