
Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a estimé, hier à
Tlemcen, que le citoyen doit non seulement connaître les médias, mais il doit
aussi être armé de certains critères pour pouvoir faire la différence entre une
information exacte et fiable, et une information diffamatoire et erronée.
En marge d'une conférence intitulée «Connaître les médias, le
citoyen a le droit à une information fiable», animée par le docteur Chawki Sahnine, directeur général
de Télédiffusion d'Algérie (TDA), sous le thème spécifique «Déploiement de la
télévision numérique terrestre: état des lieux et perspectives», au siège de
l'APW, M. Grine a indiqué que la presse algérienne, qui a lutté elle aussi
contre le terrorisme, cherche une information sensationnelle et même
dramatique, surtout lors de la décennie noire qu'a vécue le pays, soulignant
que le journaliste est tenu de respecter l'éthique journalistique qui est un
code de bonne conduite et d'honneur régissant la profession. «Le
droit à l'information est un droit humain fondamental, cela dit, le citoyen a
droit à une information de qualité, complète et fiable, pour mieux fonctionner
et progresser en tant que personne dans la société, pour se développer et pour
pouvoir prendre des décisions éclairées. Le travail du journaliste consiste par
ailleurs à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre
en forme, commenter et publier cette information de qualité à laquelle a droit
la population. Dans ce contexte, la mission première du journaliste est de
rechercher la vérité. Sa loyauté première est envers les citoyens. Il a le
devoir de vérifier et de contre-vérifier son
information. Cela en exerçant sa conscience personnelle et professionnelle», a
notamment indiqué le ministre de la Communication, et ce en présence du wali de
Tlemcen, M. Saci Ahmed Abdelhafid, des directeurs
généraux de l'EPTV, l'APS, la radio nationale, ainsi que de nombreux élus,
chefs de daïra, directeurs d'exécutif et citoyens. Après avoir rappelé
l'intérêt de ces cycles de formation organisés au profit des journalistes à
l'est, le centre, sud et à l'ouest du pays, le ministre a affirmé que la
formation n'a pas d'âge. «La presse quotidienne est dans une phase de mutation
cruciale, et grâce à la formation qu'on pourra déboucher sur une presse
professionnelle à 100%», a-t-il ajouté dans le même sens. S'inscrivant dans le
thème retenu pour cette conférence-débat, M. Grine a fait savoir que quelque
4.600 cartes professionnelles ont été remises aux journalistes. Selon lui, cela
constitue un préalable valable pour l'autorité de régulation de la presse
écrite florissante en Algérie, pour garantir la clarté dans le secteur et
gagner plus en professionnalisme. Pour sa part, le directeur général de
Télédiffusion d'Algérie (TDA), le Dr. Chawki Sahnine, a longuement évoqué la transition de l'analogique
vers le numérique. Le conférencier a souligné que «La technologie analogique,
fondée sur l'acheminement des signaux variant continûment dans le temps, cède
la place à la technologie numérique pour laquelle les signaux changent parmi un
nombre fini de niveaux. L'une des vertus de la technologie numérique est
l'intégration peu coûteuse des technologies de l'information et de la
communication (TIC) permettant la reproduction plus exacte des images et des
sons». «En 2010, la couverture par la TNT a été de 25% de la population, et ce
grâce à 7 émetteurs déployés dans le nord du pays et dans des sites de la
télévision analogique. De 2011 à 2013, de nouveaux sites ont été déployés, ce
qui a permis une couverture par la TNT de 25% de la population. De 2014 à 2016,
85% de la population a été couverte par la TNT suite à l'installation de 70
émetteurs. En 2017, près de 50 autres émetteurs seront déployés pour ramener le
taux de couverture de la population par la TNT à 95%», a-t-il expliqué.
A noter, qu'à la fin de sa visite à Tlemcen, le ministre de la
Communication s'est rendu, en compagnie du wali, au siège de radio Tlemcen où
il s'est exprimé en direct sur les ondes.