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![]() ![]() ![]() ![]() Apparemment,
l'arbre ne veut plus cacher la forêt. Et, l'échec cuisant des Jeux Olympique de
Rio ne doit pas passer comme un « salamalek », même
si certains responsables ont le culot de plaider le contraire nous chantant
leur satisfaction au bout du décompte final des médailles. Comme si on a
décroché tout l'or de Rio. Il faut vraiment avoir le visage recouvert de tôle
pour plaider pareille idiotie. L'échec est toujours solitaire, certes,
contrairement à la réussite, dont la tribune ne peut contenir tous ses
artisans, mais il faut avoir le courage et l'honnêteté de reconnaître ses
responsabilités dans l'échec. Surtout quand on est soi-disant sportif. On ne
peut pas être chef d'une délégation, et autres membres accompagnateurs, et ne
rendre compte de rien, en se confondant avec des pachas. Les sportifs sont
outrés, il faut au moins les écouter, tenter de comprendre leur désarroi et
apaiser leur douleur, qui est celle de tout un peuple. C'est que la
participation à des évènements de dimension mondiale n'est pas une mince
affaire, c'est une affaire d'honneur national qu'il faille défendre. Peut être que ce langage n'est pas bien compris par ces
messieurs qui se frottent les mains, dans le dos des Algériens, et que le fait
de leur parler d'honneur national les ferait rire jusqu'au larmes, en privé. La colère de Toufik Makhloufi, à la fin de l'épreuve du 1.500 m, qui a dénoncé,
en termes crus, la gestion des responsables algériens en charge du Sport à
travers deux mots qui doivent donner du ressort au débat. « Sabotage et
trahison » des responsables en charge du sport, a-t-il lâché au micro d'une
chaîne sportive. Makhloufi est un gentil garçon, de
nature très calme, mais on l'a fait sortir de ses gonds, et il sait qu'il doit
dire la vérité au public sportif, aux Algériens, quel que soit son prix. Avant
lui, le talentueux athlète du décathlon, Larbi Bouraada,
a fait trembler la planète sport, en tentant de nous faire parvenir cette
réalité : les responsables du Sport se fichent, totalement, de défendre les
couleurs du drapeau ou l'honneur national. Bien sûr, on prend soin d'épargner,
au passage, le gouvernement, qui a tout mis à la disposition des athlètes.
Honni soit qui mal y pense, mais si ce gouvernement ne réagit pas devant cette
débâcle, il sera considéré comme complice des artisans de l'échec. Tout «
silence complice » fera plus mal au moral des Algériens. Il serait même utile
et judicieux, pour le gouvernement, de laver cet affront en procédant à une
révision profonde de tout le fonctionnement du Sport national, toutes
disciplines confondues. A l'ombre de cette pénible leçon qui nous a été donnée
aux J.O. de Rio, l'audit moral et financier s'impose. On sait que les
fédérations ne dépendent pas de l'autorité du gouvernement, et qu'on ne peut
pas s'immiscer dans ses affaires internes, ce derrière
quoi on se cache depuis toujours, à tous les niveaux fédératifs, mais on peut
demander aux responsables de rendre compte sur les dépenses de l'argent public
qui leur a été accordé pour financer cette mésaventure des JO de Rio. Enfin,
les membres de l'assemblée de la fédération en question doivent bouger dans ce
sens, sinon ils seront complices par leur silence, eux aussi, de ce sabotage et
de cette trahison nationale. Les figures de ces responsables, faites en tôle,
ne veulent pas quitter la scène. On les connaît depuis qu'on était tout jeune,
on a vieilli, et ils sont toujours là, cramponnés aux mêmes postes. Et aucun
résultat qui puisse les honorer. Est-ce qu'ils attendent qu'on leur sorte le
fameux mot ? formule qui exprime le dégoût : « Dégage ! » !?
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