
Un vent de révolte
souffle sur l'établissement hospitalier spécialisé (EHS) de Tlemcen où il
semble bien que des sages-femmes et des médecins du complexe «mère et enfant»
aient entamé un bras de fer avec leur chef de service. Après l'annulation de
leur sit-in en date du 17 mars 2015, les blouses blanches semblent déterminées
à observer un rassemblement devant la cour de cet établissement, le 17 du mois courant.
Selon le communiqué signé par la section syndicale des sages-femmes, la section syndicale
des agents d'anesthésie et de réanimation de la maternité, et la section syndicale
des travailleurs de l'établissement hospitalier spécialisé, dont une copie est
en notre possession, cette action a été décidée pour dénoncer « le harcèlement
et les menaces que profère le chef de service de la maternité à l'égard de
tout le personnel de l'EHS et notamment à l'égard du secrétaire de la section syndicale
UGTA de la maternité».
Selon la responsable
des sages-femmes, Leila Abbou, « Le recours au sit-in demeure
l'unique moyen pour faire cesser la conduite vexatoire
de ce chef de service qui porte atteinte à la dignité et à
l'intégrité psychologique du personnel de la maternité qui
travaille dans un milieu malsain et néfaste, ce qui se répercute sur les
accouchements et les urgences obstétriques. Nous voulons à travers ce sit-in
sensibiliser les pouvoirs publics sur les agissements néfastes de ce responsable
qui ne cesse de semer la
zizanie et la
division au sein de notre établissement. Çela devient insupportable,
il faut qu'on arrête ces humiliations et harcèlements, car les sages-femmes ont
besoin du respect et de l'estime pour veiller à l'accouchement et à la surveillance pré
et post natale de la maman et
de son bébé. On ne va pas s'arrêter là, nous allons observer une grève
illimitée jusqu'à l'aboutissement de nos revendications légitimes, après le
sit-in».