
Un centre
d'enfouissement technique, qu'on appelle communément décharge publique
contrôlée, sera-t-il réalisé un jour sur le territoire de la commune d'Oulhaça, du
moins à proximité ? Présentement, la question taraude
bon nombre d'habitants de cette localité. La volonté des pouvoirs
publics pour le projet existe, le site pour abriter ce lieu de déchargement des
ordures aussi, mais il se trouve qu'il y a un grand retard dans le lancement
des travaux de peur d'imaginer que le projet soit tué dans l'œuf. Pourtant encore,
l'une des préoccupations pressantes de l'APC d'Oulhaça, notamment pendant les
moments de grandes chaleurs, propices à la propagation de
maladies et autres odeurs pestilentielles, est de se doter d'une décharge à proximité
et procéder, par la même
occasion, au ramassage d'ordures d'une manière routinière à même
de freiner le pullulement d'immondices qui ne cessent d'envahir les villages
éparses de la commune au
nombre de 43. Pour s'acquitter de cette mission et résoudre ce problème, les
services communaux d'Oulhaça sont aujourd'hui dans l'obligation d'envoyer leurs
camions de ramassage des ordures ménagères «vider» leurs chargements jusqu'au
centre d'enfouissement technique de Sidi-Safi, distant de 35 km du chef-lieu de la commune, Souk-El-Tennine.
Cette adaptation coûte annuellement à la commune des dépenses allant jusqu'à 400 millions
de cts pour un budget de fonctionnent très limité. La commune de Sidi-Ouriache,
qui n'est qu'à quelques bornes de sa voisine, se soulagerait aussi des mêmes
tracas si un CET intercommunal venait à être ouvert dans les parages. Pour en
savoir plus sur l'existence d'un tel projet commun, notre journal a tenté, ce
samedi, de joindre par téléphone un représentant de chacune des 02 municipalités
mais en vain.