
Une centaine de retraités de la police ont tenu hier un rassemblement de
quelques heures, d'abord devant le cabinet du wali de Constantine, ensuite
devant le siège de la Sûreté de wilaya où ils ont remis une plateforme
contenant leurs revendications au chef de la Sûreté, M. Benaini. Selon le
responsable de la Coordination des retraités de la police de la wilaya de
Constantine, M. Bouchemal, «en tête de ces revendications, vient la cession des
logements de fonction que nous occupons depuis 20 ans et plus, la
revalorisation de la prime de l'état de siège accordée lors de la décennie
noire, ainsi que le règlement des heures supplémentaires qui demeurent toujours
impayées». Et notre interlocuteur de poursuivre en affirmant que «c'est là
l'essentiel de nos anciennes revendications que nous avons soulevées lors des
nombreux sit-in organisés devant le cabinet du wali, mais demeurées sans
réponse jusqu'à maintenant». Aussi, et en considération de cela, ajoutera-t-il,
ils ont voulu dénoncer ce silence maintenu malgré tout à l'encontre de leurs
demandes, «que nous pensons légitimes», a-t-il souligné, et avant d'envisager
d'autres actions plus musclées, ils demandent au directeur général de la Sûreté
nationale (DGSN) d'en tenir compte et de trancher en la matière, et ce le plus
tôt possible.
Les revendicateurs ont saisi l'occasion pour rajouter d'autres points,
dont la création d'une caisse de pension spéciale pour la catégorie des
policiers partis à la retraite en 2007 et les années d'avant, dont la retraite
est modeste, pour ne pas dire ridicule puisqu'elle ne dépasse pas les 17.000 DA
par mois, et ce à l'effet de leur permettre de rattraper un tant soit peu le
retard et combler le gouffre qui les sépare des catégories de policiers sortis
récemment avec une retraite de 6 millions de centimes par mois. En second lieu,
les retraités protestataires réclament de donner la priorité dans le recrutement
au sein de la police aux enfants des retraités de ce corps de sécurité. Et de
demander encore de revoir à la hausse la prime d'invalidité et l'aligner sur
celle des autres corps de sécurité (armée, gendarmerie), et ce en
reconnaissance des sacrifices consentis par leur corps lors de la décennie
noire.