
La fête patronale
ou «waâda» de saint Sidi-Safi se tiendra ce week-end où le patrimoine
socioculturel des descendants de cette famille, installée dans la région en
1755, sera mis en exergue. Ce mâoussim, qu'organise chaque année l'association
de Ouled Sidi-Safi, se veut une rencontre où l'ancestrale «el-ouârd» (le
rendez-vous) est à l'honneur. Tous les membres de la communauté contribuent à
cette fête grandiose, généralement toute en couleurs, et à laquelle tout le monde
est convié. Meddahs et paroliers s'invitent pour «exporter» leurs proses et
poésies par leurs voix rauques, le plus souvent amplifiées par des baffles. Les
groupes folkloriques ne seront certainement pas dans l'ombre, les enfants
aiment ça aussi. L'animation populaire, comme la «dârâ», une danse rythmée par
des batteurs de tambours, est toujours au rendez-vous aussi. Ça se passe sur
les placettes, et c'est souvent, les jeunes qui en font leur fête. Les vendeurs
de bombons traditionnels ont déjà la puce à l'oreille, ils seront là, les
enfants aiment aussi. Il y aura aussi des gens qui viendront de tous les
horizons, des passionnés, des curieux et des estivants aussi. Les organisateurs
annoncent un nombre important de chevaux, ce qui va donner un cachet particulier,
autre attrait à la festivité. La fantasia se déroulera jeudi après-midi sur une
aire prédestinée sise à l'entrée ouest de la ville. Elle reprendra ses droits
vendredi matin. La waâda de Sidi-Safi, c'est toute une population de la région
qui participe à ce festin, appelé communément maârouf. Le couscous est servi
aux visiteurs sous des tentes dressées pour la circonstance ou toits des
maisons et même en plein air. Côté religieux, des groupes de Tolbas seront là
pour réciter des chapitres du Saint Coran. Enfin, pour ceux qui ne connaissent
pas Sidi-Safi, elle se trouve à 8 km, au sud-est de Béni-Saf.