
Dr Ablaoui,
médecin-chef chargé du service de médecine préventive (SEMEP) relevant de
l'EPSP El Ghoualem, nous apprend que sur instruction du wali d'Oran, les
équipes sanitaires chargées du contrôle et de l'hygiène se penchent
actuellement sur une opération de peigne fin touchant l'ensemble des établissements
de restauration et ce, dans le but de relever, d'abord, les infractions aux
règles d'hygiène et de sensibiliser les gérants de ces commerces sur
l'importance des aspects hygiéniques. Glaciers, fast-foods et commerces
alimentaires sont contrôlés systématiquement par les techniciens d'hygiène afin
d'éviter les intoxications alimentaires. En plus, la seule piscine de la ville
d'Oran fait l'objet d'un contrôle et ce, dans le but de ne pas exposer les
habitués à des risques de santé. Il en est de même pour le parc d'attractions
et ses nombreux commerces alimentaires. La même source rappelle que l'année
dernière à la même époque, une quarantaine de cas d'intoxication ont été pris
en charge par l'établissement et des prélèvements ont été effectués sur les
aliments consommés pour des analyses approfondies au niveau du laboratoire
d'hygiène. L'activité a touché également les restaurants du cœur ouverts durant
le mois du Ramadhan, étant donné que ces réfectoires collectifs peuvent être à
l'origine d'intoxications, en cas du non-respect des règles élémentaires
d'hygiène. A ce titre, notre interlocutrice estime que dans l'ensemble, ces
actions de bienfaisance sont souvent improvisées à la veille du mois sacré.
Concernant les infractions, la même praticienne précise que cette action n'est
pas conjoncturelle mais se poursuit à longueur d'année avec, cependant, un
renforcement du dispositif durant la saison estivale. Globalement, le constat
est encourageant et de plus en plus de gérants de commerces concernés améliorent
leurs conditions d'hygiène même si d'autres commerçants s'en soucient peu.
Concernant l'une des spécialités de la polyclinique, à savoir l'antirabique,
mensuellement, la structure prend en charge une moyenne de 80 cas. Ces cas sont
généralement de morsures de chiens errants en particulier. Des cas venant de
toutes les localités de la wilaya sont pris en charge complètement.