
Le bilan arrêté à
la fin du mois d'août dernier par le Centre national de l'informatique et des
statistiques (CNIS) en matière d'importation de blé fait ressortir une forte
hausse estimée à 17% par rapport aux huit premiers mois de l'année 2012. En
termes financiers, la facture déboursée a atteint 1,52 milliard de dollars,
contre 1,3 milliard de dollars à la même période en 2012. En volume, les
importations de blé, tendre et dur, ont atteint 4,223 millions de tonnes contre
4,055 au cours de la même période de référence, soit une hausse de plus de 4%,
précise la même source. A la lecture des données du CNIS, il ressort de nouveau
que ces achats de blé tendre, une matière première destinée en grande partie à
la production de la farine panifiable, montrent que le pays demeure un grand
consommateur. La facture a atteint près de 1,14 milliard de dollars pour une
quantité de 3,260 millions de tonnes. Ainsi, le CNIS relève une hausse
respectivement de 29,5% en valeur et de 7,5% en volume. Ces chiffres font de
l'Algérie, au même titre que l'Egypte, l'un des premiers importateurs de blé au
monde notamment de blé tendre dont le pays, grand consommateur, connaît un
déficit. Concernant le blé dur, le CNIS note en revanche, un léger recul des
importations à fin août dernier pour atteindre 384,6 millions de dollars, pour
955.807 tonnes, alors que durant la même période de l'année écoulée, la facture
s'était élevée à 424,9 millions de dollars pour l'achat de 1,022 million de tonnes.
Par ailleurs,
selon les prévisions du ministère de l'Agriculture et du Développement rural,
la production céréalière de la campagne 2012-2013 sera « bonne » en raison des
bonnes conditions climatiques. Concernant toujours la production nationale, rappelons
que l'Algérie a produit 5,12 millions de tonnes de céréales lors de la campagne
2011-2012 contre 4,24 millions de tonnes en 2010-2011 et 4,5 millions de tonnes
en 2009-2010. Mais, sans conteste, la production record de 6,12 millions de
tonnes avait été enregistrée en 2008-2009. Notons enfin, que les besoins de
l'Algérie en céréales sont estimés à environ 8 millions de tonnes par an.