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Saïda: Chiffa rentre dans les mœurs

par Ali Kherbache

La mise en œuvre du dispositif «Chiffa Med», connaît des soubresauts, «étant encore à son lancement» avoue un médecin conventionné avec la CNAS qui ausculte au vu de la carte à puce. «Le patient ne débourse aucun sou, bien qu'il doit au médecin une dizaine de DA» dira le praticien, «une somme dérisoire à même de dévaloriser l'acte médical» ajoute-t-il et de décider de « s'abstenir de menu écot du client consulté». La CNAS accorde au généraliste un barème, «bien au deçà du prix pratiqué par le privé, mais équivalent à cinq fois celui en vigueur dans les établissements hospitaliers de proximité», est-il constaté. Toutefois, la procédure requiert de la patience. «Le malade est tenu de remplir un formulaire qu'il doit signer conjointement avec le médecin conventionné et remettre à la CNAS. Le service en charge des soins met à jour son fichier et «autorise au final la consultation conventionnée, mentionnée clairement au fichier informatique, tant de la caisse qu'au niveau du praticien. « Et la nouveauté réside dans la délivrance d'une ordonnance informatisée sans recours à la classique feuille de maladie, « rose », est-il signalé. Le document ainsi établi et dument signé par le médecin, permet l'acquisition de médicaments auprès des officines conventionnées « la généralisation de l'utilisation de la carte « Chiffa », un premier grand pas dans la thérapie », déclare un retraité bien traité. « La CNAS affiche de sérieuses intentions » dira M. Azzouz.