
L'Algérienne des Eaux (ADE) de la wilaya de Bouira vient de lancer une campagne de recouvrement dans le
but de récupérer son manque à gagner, c'est-à-dire les créances qui sont de
l'ordre de 74 milliards de centimes.
Selon la responsable de la communication de cette entreprise,
Mme Souad Khelif, « ce montant concerne les créances
en eau, les prestations et les travaux, les ventes par citernes, les ventes en
gros, les ménages, l'administration, l'industrie, et les artisans et services
du secteur tertiaire. » Ainsi et afin de renflouer ses caisses, l'Agérienne des Eaux a émis un appel en direction de ses
abonnés pour s'approcher de ses services, notamment les abonnés qui ont des
difficultés financières pour s'acquitter de leurs factures, et puissent
bénéficier des échéanciers et des calendriers de payements qui peuvent être
arrangés, en leur permettant ainsi de régler leurs dettes par facilités, à
savoir par des échéanciers mensuels ou trimestriels. Nous saurons également par
l'intermédiaire de la chargée de la communication de l'ADE que la dette cumulée
est passée de 62 milliards, l'année 2019 à 74 milliards à la fin de l'année
2020. Ce qui fait de ces créances une hausse de 19 %, en seulement une année.
47 milliards de la totalité de la dette revient aux abonnées domestiques,
c'est-à-dire ordinaires, par contre, le reste est réparti entre les secteurs
publics et autres entreprises privées. Mme Souad Khelif
affirmera par contre, « A vrai dire, la valeur de la facture de consommation de
l'eau potable des ménages, est quelque peu dérisoire, voire symbolique, car
elle ne couvre même pas les frais de l'entretien sanitaire de l'eau, de sa
maintenance, de son énergie dépensée, de son transport et de sa distribution. »
Il est à noter que la campagne de recouvrement des factures impayées prendra le
temps qu'il faut et se poursuivra jusqu'au recouvrement total des créances
citées.