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![]() ![]() ![]() ![]() Le soutien absolu des Etats-Unis à Israël n'est pas
nouveau, il a pris toutes les formes possibles et imaginables. A tel point que
beaucoup n'hésitent pas à situer au siège de l'AIPAC, le lobby israélien officiel
à Washington, le centre de décision principal en matière de politique
étrangère, au Moyen-Orient tout au moins. L'attitude américaine, entre mutisme
gêné et soutien direct au Conseil de sécurité de l'ONU, est plus révélatrice
que jamais de la collusion avec un Etat-voyou. Les Américains démontrent au
monde entier l'inanité de leur discours à géométrie variable sur le droit et la
justice. La posture américaine sur la guerre au terrorisme ou sa condamnation
sélective d'ennemis trop facilement diabolisés est démentie par les faits.
L'agression sur la flotte humanitaire déclenchée dans les eaux internationales par les Israéliens discrédite aux yeux des plus sceptiques une administration américaine associée pleinement à la logique de spoliation et d'apartheid dont sont victimes les Palestiniens. Le silence d'Hillary Clinton, qui assume ses sympathies sionistes, en dit long cependant sur le malaise des milieux dirigeants de l'Empire. On est loin du ton réservé à l'Iran et des diatribes hypocrites sur le respect des droits de l'homme. Les Américains sont certainement atteints dans leur crédibilité mais c'est bien entendu Israël qui a perdu la bataille de l'opinion. La réalité de l'idéologie sioniste apparaît peu à peu au grand jour malgré une emprise certaine sur les grands médias occidentaux. La contre-offensive visant à atténuer l'impact de l'acte de piraterie sanglant commis en Méditerranée orientale, lancée après un flottement significatif du désarroi des analystes pro-israéliens, ressemble à un peu convaincant service minimum. Les tables rondes sur les chaînes de télévision occidentales, où sont invités des propagandistes présentés comme des «politologues» et les moins crédibles des responsables politiques palestiniens, dans le but de faire semblant d'équilibrer les plateaux, paraissent pour ce qu'elles sont : de stériles péroraisons. Ces faux débats, empreints souvent d'une réelle vulgarité, ne parviennent pas à justifier l'injustifiable et à rehausser l'image d'Israël dans une opinion occidentale qui réalise peu à peu l'étendue de la manipulation des consciences et de l'intoxication dont elle est l'objet. Ce nouveau crime israélien a encore une fois démontré la solidarité complète des peuples arabes et musulmans envers le peuple palestinien spolié. Il a pour une première fois suscité l'indignation générale et unanime en Europe. Malgré la disproportion à tous égards des moyens, la cause palestinienne, au cœur des luttes politiques mondiales, est portée par des voix de plus en plus nombreuses. Ce peuple, que l'on a voulu effacer de l'histoire par décret du plus fort, est toujours debout et plus présent que jamais. Victoire des humanitaires : le blocus abject avalisé par un quartet international dirigé par le néoconservateur Tony Blair est une ignominie de moins en moins assumée par les dirigeants occidentaux. A l'image du président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, des politiques européens demandent aujourd'hui la levée du blocus. Cette exigence doit être relayée avec force et conviction par les dirigeants arabes. C'est le minimum que l'on doit au peuple palestinien et à la mémoire des militants humanitaires assassinés. |
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