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![]() ![]() ![]() ![]() Du nouveau
sur le Pacte européen sur la migration et l'asile. Objet de négociation entre
les 27 pays membres de l'Union européenne depuis près de huit ans, la réforme
du système d'asile a trouvé un terrain d'entente politique entre les 27
ministres de l'Intérieur de l'Union européenne lors d'une réunion tenue, jeudi
8 juin, à Luxembourg. Les ministres européens de l'Intérieur ont trouvé et
adopté l'approche générale sur le règlement relatif à l'asile et à la gestion
des migrations et sur le règlement relatif à la procédure d'asile, a déclaré
Maria Malma Stenergard,
ministre suédoise des Migrations, dont le pays assure la présidence tournante
du Conseil de l'Union européenne. « Pour être honnête, je ne pensais vraiment
pas être assise ici en train de dire cela, mais nous y sommes. Je suis très
heureuse et très fière d'annoncer cet accord », a-t-elle déclaré à l'issue de
la réunion en question. Au fond, il n'y a pas que la ministre suédoise qui ne
croyait pas vraiment qu'on pouvait conclure cet accord, mais tous les membres
étaient sceptiques sur ce plan. Tellement les textes législatifs de cette
réforme se confrontent à la fois «aux divergences entre États membres mais
également à la nécessité de trouver un compromis avec le Parlement européen, co-législateur en matière d'asile», comme le soulignent des
observateurs européens. Comment a-t-on pu alors conclure cet accord qui
semblait « loin d'être assuré », selon l'expression de représentants de
quelques pays membres de l'UE ? En premier lieu, il y a l'accentuation des
arrivées massives de migrants demandeurs d'asile qui est à l'origine d'une
crise de l'accueil dans l'Union européenne (UE), en particulier dans les Etats
en « première ligne », comme l'Italie et la Grèce. Mais, c'est l'Italie qui
subit le plus la pression de l'arrivée de demandeurs d'asile par la mer, avec
environ 51.000 des 68.000 personnes entrant dans l'UE par la mer au cours des
cinq premiers mois de cette année. Et on ne pouvait pas rester insensible
devant ce phénomène qui a poussé l'Italie à déclarer l'état d'urgence, ainsi
que d'autres pays membres de l'UE, moins touchés que l'Italie mais par où
passent quand même un nombre important de demandeurs d'asile, comme l'Espagne
et la Grèce, qui constituent avec l'Italie les principaux points d'entrée par
la mer Méditerranée. Enfin, le mécanisme de solidarité offrira aux États
membres deux options pour les aider, selon les déclarations de la ministre
suédoise des Migrations, soit la relocalisation ou la compensation financière
qui aidera ces Etats à payer les frais de la procédure d'évaluation dans le
pays d'arrivée (estimés à environ 20.000 euros par personne et par an). Il y a
ces points évoqués par la ministre suédoise qui portent sur les mécanismes de
solidarité entre Etats membres de l'UE qui subissent la pression des arrivées
des demandeurs d'asile, mais qu'en est-il des droits des demandeurs d'asile
eux-mêmes ? D'autres sources parlent, sur ce registre, d'un renforcement des
contrôles aux frontières extérieures de l'Union, la mise en œuvre des règles de
l'Union européenne relatives à la définition et à la prévention de l'aide à
l'entrée, au transit et au séjour irréguliers.
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