
Les services concernés de la gendarmerie nationale de
Mila, ont traité deux affaires liées à l'irrigation de récoltes avec des eaux
usées, selon un communiqué de cette institution. La première opération a été
menée mercredi à Ferdjioua suite à des informations
parvenues à la brigade locale faisant état d'un individu qui utilisait des eaux
usées dans l'irrigation de récoltes. Lors du ratissage mené sur le périmètre
agricole de 22 ha de pois chiche, le système de pompage se trouvait installé à
partir d'une mare d'eaux usées. Le mis en cause a été présenté au parquet de Ferdjioua et écroué. La seconde affaire a eu lieu à
quelques heures d'intervalle dans la commune de Béni Guecha
où les gendarmes ont arrêté trois individus pour irrigation d'une parcelle de
18 ha de pois chiche avec des eaux usées. Présentés devant la justice, deux
individus ont écopé chacun de 3 années de prison ferme tandis qu'une autre
personne a été relaxée. Dans la wilaya de Biskra, les services de la
gendarmerie nationale ont arrêté 5 individus impliqués dans une affaire liée à
l'irrigation de récoltes avec des eaux usées dans la région de Msid, a indiqué l'APS citant un communiqué du commandement
de la gendarmerie nationale.
"Dans le cadre de la
lutte contre les différentes formes de criminalité, notamment celles liée à la
santé publique et à l'environnement, la brigade de sécurité et d'investigation
relevant de la Gendarmerie nationale de Biskra ont traité une affaire liée à
l'irrigation de récoltes avec des eaux usées", a précisé le communiqué,
ajoutant que cette opération a été déclenchée suite à "des informations
parvenues à la brigade faisant état d'individus qui utilisent des eaux usées
dans l'irrigation de récoltes via des canalisations traditionnelles pour
collecter les eaux usées à la région de Msid dans la
commune de Biskra".
Après avoir lancé les investigations et le ratissage
des périmètres agricoles, d'une superficie de 20 hectares, les éléments de la
section territoriale de la Gendarmerie nationale de Biskra ont arrêté les cinq
mis en cause. Après notification du Procureur de la République territorialement
compétent, ce dernier a ordonné la présentation des mis en cause, outre la
coordination avec les autorités locales pour lancer les procédures de
destruction des récoltes en question, conclut la même source.