![]() ![]() ![]() ![]() La frénésie de la valse des
entraineurs a commencé très tôt dans le championnat algérien où déjà un bon
nombre de clubs des Ligues l'ont optée pour un changement de staffs techniques.
Ils sont sept techniciens à avoir quitté leur poste en ce début de compétition
après seulement six journées, le Belge José Rigaet
(JSK), le Bosniaque Faruk Hadzibegic (MCA),
l'Algérien Azzedine Rahim (NC Magra), le Tunisien Nassif Al Bayaoui (JS Saoura), Tewfik Rouabah (HBCL) et Abdelhakem Benslimane (MCEB). Ce
dernier est convenu avec la direction du club d'El Bayadh
à résilier son contrat à l'issue de la réunion qui a regroupé les deux parties
au lendemain de la défaite du nouveau promu parmi l'élite à Arbaâ
(3-1). Cette décision a surpris de nombreux observateurs puisque le coach Benslimane a pleinement contribué à l'accession historique
du MCEB en Ligue 1 pour la première fois de l'histoire du club du Sud-Ouest.
Avant lui, Tewfik Rouabak, non satisfait des conditions de travail au sein du HBCL, a préféré remettre les clés sous le paillasson. On vient d'apprendre également que la direction de l'US Biskra a mis fin aux fonctions de l'entraineur Cherif Hadjar et son adjoint Abdelghani Aouameri. En championnat de la Ligue 2, Nour Eddine Maroc a été poussé vers la porte de sortie par le RCK. Si l'on croit certaines sources proches du club, Majdi El Kourdi (ex-coach de l'ESM), qui est fortement pressenti pur lui succéder. Au NAHD, Saber Bensmain n'a pas tenu longtemps. A cette cadence, on n'est pas loin de battre le record du Brésil, champion du monde de la valse des entraîneurs car il n'est pas à écarter de voir d'autres clubs se séparer de leurs coachs. Face à cette situation, où plutôt ce phénomène qui ne cesse de « détruire » le football national, de nombreux observateurs se demandent s'il n'était pas temps, pour les autorités sportives en Algérie, d'intervenir en obligeant les clubs à assurer un minimum de stabilité au niveau de leur encadrement technique. Il y a quelques années, la FAF n'accordait pas plus de deux licences d'entraîneur pour chaque formation, une procédure qui n'a pas duré longtemps. Cela a encouragé les entraîneurs eux-mêmes à «voyager» entre les clubs. De l'avis des spécialistes, le phénomène est appelé à connaître d'autres proportions à cause des mentalités de certains présidents de club qui font désormais de leur entraîneur le «fusible» privilégié pour s'accrocher à leur poste surtout que c'est la rue qui exige ce genre de changements. C'est l'image du professionnalisme en Algérie. Voilà ce qui arrive quand le bricolage et la médiocrité sont préférés au projet sportif. Les présidents des clubs algériens sont devenus logiques avec?l'illogique. C'est du moins l'impression qui se dégage avec ce phénomène d'instabilité technique. Sinon comment expliquer ce phénomène sans que personne ne se soucie des conséquences que cela peut engendrer ? Là on se demande sur quels critères s'est-on basé pour engager un entraineur pour le remercier avant la fin de la phase-aller ? |
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