|
![]() ![]() ![]() ![]() Contrairement
à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas du rabâchage lorsqu'on reparle du
constat maintes fois mis en exergue par nos soins au cours de la saison
écoulée. Le CRB a acquis son titre grâce à sa défense solide et aux
inspirations géniales et à l'efficacité de Sayoud,
dont l'ombre plane toujours sur l'aire de jeu. Que cette particularité ait été
également soulignée par des confrères nous conforte dans nos analyses.
Vendredi, les Belouizdadis ont sué pour arracher le
nul face à un CSC bien mieux organisé que face au MCO. Est-ce que les
Constantinois sont plus à l'aise à l'extérieur ? Pour le moment, on ne peut pas
répondre à cette question. Mais ce qui est certain, c'est qu'ils ont raté la
victoire à cause d'un relâchement en fin de match et qui fut exploité de façon
magistrale par Merzougui qui, malgré un angle fermé,
a logé le ballon dans les filets de Rahmani. En dépit
d'une légère domination des locaux, la première période a été assez équilibrée
comme l'attestent les statistiques, ceci en raison des mauvaises relances des
défenseurs belouizdadis. A l'inverse, les hommes de
Chérif Hadjar, tout en restant bien regroupés, ont
amorcé des attaques dangereuses dont l'une a abouti par Koukpo,
qui a profité aussi bien de la lenteur de la paire centrale Bouchar-Keddad
que de l'hésitation du gardien Gaya. Avec le penalty raté par leur capitaine Nessakh (avec un tir écrasé et peu puissant), ce n'était
pas une bonne journée pour les champions d'Algérie en titre. Il est vrai que le
gardien du CSC a annihilé toutes leurs tentatives (excepté celle du but
égalisateur), mais ceci ne constitue pas une excuse pour une équipe comme le Chabab, qui vient de se qualifier en phase de poules en
Ligue des champions d'Afrique. En seconde mi-temps, la domination des Belouizdadis fut totale, mais le manque d'un stratège s'est
fait ressentir, d'autant plus que les Constantinois se sont repliés dans leur
périmètre. Dans ces conditions, un nul constitue un
moindre mal. Cela signifie que le champion est appelé à souffrir, surtout face
à des adversaires fermant le jeu. D'aucuns seront tentés d'évoquer les fatigues
du match gagné face à l'ASEC Mimosas. Là non plus, ce n'est pas un argument
valable pour un effectif très riche et expérimenté. D'ailleurs, le technicien
brésilien n'a pas hésité à lancer tous ses remplaçants, ce qui constitue une indication
des difficultés rencontrées par son équipe. Ces remplacements ne plaisent pas à
tout le monde, comme en témoigne le mécontentement de Tabti,
qui s'est accroché verbalement avec l'entraîneur adjoint Bakhti.
Ceux qui connaissent ce joueur savent que c'est un récidiviste qui risque
d'être mis au placard. Tous ses coéquipiers remplacés n'ont pas fait d'histoire
et ce constat aggrave son cas. Ne terminons pas cet article sans mentionner
trois faits qui nous ont déplu.
Le premier n'est autre que la provocation de Bouchar. Que reproche le Belouizdadi à l'international béninois ? D'avoir quitté le CRB et opté pour le CSC ? D'avoir inscrit un but qui a causé tant de tourments à lui et à ses coéquipiers ? Le second constat concerne l'agressivité de certains joueurs du Chabab, dont a été victime Koukpo, retiré par sagesse par son entraîneur Chérif Hadjar. Enfin, et outre sa maladresse dans l'exécution du penalty, Nessakh a mal assumé son rôle de capitaine. En effet, c'est à la suite de ses récriminations auprès de l'arbitre Bendjahen alors que le match était terminé, que son coéquipier Keddad s'en est pris à l'arbitre, probablement de façon désobligeante, ce qui lui a coûté un carton rouge direct et risque une suspension de plusieurs matches. On ne répètera jamais assez que certains joueurs de ce championnat, motivés par les primes, veulent gagner par tous les moyens, et oublient que des jeunes observent leurs mauvais comportements sur les écrans de la télévision, alors qu'ils devraient donner les bons exemples. |
|