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Chaque installation d'un nouveau wali suscite l'intérêt,
la curiosité et surtout fait naître chez les gens, un sentiment d'espoir, de
voir la machine repartir de nouveau, de dépasser les entraves et les querelles
inutiles, de dire que cette fois-ci, ça ira mieux. Le nouveau chef de
l'Exécutif de la wilaya de Tébessa Mohamed Elbaraka Dehadj est donc attendu au pied levé, les dossiers
inhérents aux programmes accordés, au titre du développement local ne manquent
pas. Si certains ont connu de l'amélioration et un progrès, d'autres au
contraire font du surplace. Le wali fraîchement installé aura dans un premier
temps, à sonder le terrain pour constater ce qui va et ce qui ne l'est pas. Le
comment, le pourquoi, de l'état des lieux d'une wilaya à vocation frontalière,
au climat steppique dominant, regorgeant de ressources naturelles diverses.
Aussi le commun des mortels s'interroge sur les
raisons objectives qui bloquent le décollage socio-économique tant espéré par
toute la population. Pourquoi tant de disparités et de carences, dans un tissu
économique et social, quelque peu inégal ? Que faudra-t-il entreprendre pour
que les zones d'ombre soient réduites, à défaut d'être éradiquées du paysage
local ? Le wali aura aussi à remettre au travail tout le contingent de
fonctionnaires et responsables réduits à de longs congés forcés, à cause de la
pandémie. Une mission difficile, dans une conjoncture délicate. Si le nouveau
wali appelle tout le monde à l'accompagner, société civile, citoyens, élus,
quels seront les outils et les mécanismes à mettre en place, afin que chacun de
ceux-là assume ses responsabilités dans la transparence sans transgresser les
règles de bienséance et d'assiduité. Dans son agenda, le nouveau wali compte
certainement redynamiser certains secteurs qui connaissent un rythme lent,
peut-être faute de moyens, d'encadrement technique et humain et de dotations
financières. En d'autres termes, créer une harmonie positive dans la conduite
des travaux, redonner à l'administration locale son rôle de catalyseur des
projets inscrits ou en cours de réalisation, à commencer par réduire les
lenteurs bureaucratiques, quand celles-ci freinent la dynamique du
développement de la wilaya, mais aussi doter les services des Collectivités
locales de sang neuf, à travers l'intégration de nouvelles compétences, à même
d'insuffler un second souffle aux rouages des institutions locales. La
population aspire à des jours meilleurs, les jeunes diplômés piaffent
d'impatience pour pouvoir dénicher un emploi, de lancer leurs propres
entreprises car le chômage est le fléau qui cause le plus de mal aux couches
sociales défavorisées. Tébessa, c'est la diversité des paysages du nord au sud,
c'est une bande frontalière de plus de 290 km, où se situent 10 communes
frontalières. Ce sont des ressources naturelles à valoriser, une région agropastorale
à mettre en valeur, une production animale à préserver, qu'en est-il des
promesses d'un pôle minier ? Tous ces atouts et d'autres vont sûrement
constituer le piédestal d'une nouvelle vision et démarche que les Autorités de
la wilaya prendront comme un point d'un nouveau départ. L'AEP, le
désenclavement des zones isolées, la réhabilitation et la réalisation des
structures sanitaires, l'aménagement et l'équipement des établissements
scolaires, des communes rurales, la relance des programmes de projets
d'investissement, l'assainissement du dossier foncier industriel et agricole,
la finalisation des projets des pôles urbains en construction et du pôle
universitaire de Boulhaf Dyr,
l'activation des programmes du logement, la préservation et la valorisation des
monuments et sites historiques, la révision des missions confiées à certaines
infrastructures culturelles. Autrement dit, la population de la wilaya de
Tébessa sera dans l'attente et à l'écoute, de tout ce qui sera entrepris, au
nom de son développement et sa prospérité.