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Oran :
Aïn El Turck: Les habitants revendiquent l'éradication des dépotoirs en dur
par Rachid Boutlélis ![]() Réalisés
près de deux années auparavant, les décriés et sordides dépotoirs en dur,
continuent d'attiser l'ire des riverains du chef-lieu de la daïra, qui
revendiquent leur éradication pure et simple. Selon le constat, ces dépotoirs,
ressemblant à s'y méprendre à de petits mausolées ornés de rosaces,
badigeonnées en rose bonbon, qui dégagent une puanteur insupportable, se sont
transformés en de véritables décharges, autour desquelles se disputent
rageusement la pitance des animaux nuisibles. Les portes en fer protégeant ces
petits réduits, ont été arrachées de leur socle. Ce lamentable état de fait est
à l'origine du débordement sur les trottoirs de toutes sortes de détritus,
gluants et exécrables, attirant aussi des nuées d'insectes. Comme le ridicule
ne tue point, ces dépotoirs ont été installés sur la RN2, principal boulevard d'Aïn El Turck, supposé être un
lieu privilégié de la badauderie. Leur prévisible transformation en décharge
sauvage, avec tous les impacts fétides, dans toute l'acceptation du terme, qui
en découlent, a fait sortir de leurs gonds les partisans de l'ordre établi et
de l'embellissement. Ces dépotoirs où s'entassent, pêle-mêle, des bacs à
ordures brinquebalants, crottés, fendus, maculés d'une saleté indicible,
auguraient, dès le début de leur réalisation, leur transformation en décharge,
« Leur reconversion n'étonne personne, elle était même prévisible. Le liquide
visqueux, qui stagne à l'intérieur de ces réduits depuis leur réalisation,
dégage des odeurs nauséabondes sur plusieurs mètres à la ronde et nous autres
riverains, demeurant à proximité, sommes exécrablement incommodés et nos
domiciles envahis par une variété d'espèces d'insectes qui se reproduisent dans
ces décharges » se sont indignés nos interlocuteurs, avant de renchérir « deux
décennies auparavant, ces dépotoirs ont été ciblés par une opération de démolition
et ce, en raison de leur écœurant impact sur l'environnement. Deux années plus
tôt, les pouvoirs publics décident inexplicablement de leur réalisation en
dépit du mécontentement populaire ». Une revendication, somme toute légitime,
finalement rejetée, qui prête le flanc à de nombreuses spéculations dans les
discussions sur la place d'Aïn El Turck.
« L'apport financier, dégagé pour leur réalisation, aurait dû, en principe,
être investi dans un projet d'utilité publique pour embellir les paysages de
notre contrée balnéaire et non pas de les enlaidir », ont ajouté nos
interlocuteurs, sur un ton laborieusement sarcastique.
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