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![]() ![]() ![]() ![]() Dans le cadre du traitement
des affaires de corruption, la Cour suprême a reçu un dossier faisant l'objet
d'une ordonnance d'incompétence ratione personae
transmis par la Cour d'Alger et deux autres dossiers concernant des personnes
jouissant du privilège de juridiction transmis par les Cours d'Alger et de
Tipasa, indique un communiqué du Procureur général près la Cour suprême. «Dans
le cadre du traitement des affaires de corruption, la Cour suprême a reçu un
dossier faisant l'objet d'une ordonnance d'incompétence ratione
personae transmis par la Cour d'Alger et deux autres dossiers concernant des
personnes jouissant du privilège de juridiction transmis par les Cours d'Alger
et de Tipasa», précise le communiqué, ajoutant que «lesdits dossiers seront
transmis aux conseillers instructeurs». Le premier dossier faisant l'objet
d'une ordonnance d'incompétence ratione personae
concerne l'affaire de l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) dans
laquelle sont accusés les anciens ministres des Ressources en eau, Saadi Salim
et Sellal Abdelmalek, et les anciens walis de Béjaia, Fatmi Rachid, de
Mostaganem, Zerhouni Nouria
Yamina, et de Tizi Ouzou, Ouadah Hocine. Les charges retenues à leur encontre portent sur «l'octroi délibéré
d'indus privilèges à autrui lors de la conclusion de marchés et d'avenants de
marchés en violation des dispositions législatives et réglementaires en
vigueur», «demande et acceptation d'indus privilèges», «la perception de
redevances et d'avantages à l'occasion de la préparation ou de la conduite de
négociations en vue de la conclusion de marchés», et «la dilapidation de
deniers publics et l'utilisation illégale des biens et des deniers publics»,
ainsi que «l'octroi de franchises et d'abattements d'impôts et de taxes sans
autorisation légale». Le deuxième dossier transmis par la Cour de Tipasa
concerne la plage «Kouali» et le complexe de loisirs
de Tipaza, impliquant l'ancien wali de Tipasa et ses co-accusés, poursuivis
pour «octroi d'indus privilèges à autrui en matière de marchés publics, abus de
fonction, trafic d'influence et dilapidation de deniers publics». Le troisième
dossier émanant de la Cour d'Alger concerne l'affaire «Ameur
Ben Ameur», dans laquelle sont accusés les deux
anciens Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et
Ahmed Ouyahia, ainsi que l'ancien ministre de
l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaissa,
pour «abus de fonction, octroi d'indus privilèges à autrui, dilapidation de
deniers publics et conflit d'intérêts».
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