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L'incarcération de l'actionnaire majoritaire du club Ali Haddad,
ex-patron du groupe ETRHB et ancien président du Forum des chefs d'entreprise
(FCE), a débouché sur de fâcheuses conséquences pour le champion d'Algérie en
titre. Pis encore, les inconditionnels du club ont assiégé dernièrement le domicile
de Rebbouh Haddad en exigeant son départ.
Aujourd'hui, l'USMA, le premier club à avoir remporté le championnat d'Algérie,
se trouve dans l'impasse. La question que l'on se pose dans le milieu usmiste est de savoir qui reprendra le club ? En effet, la
situation actuelle d'Ali Haddad et le recul de son frère Rebbouh
ont mis le club dans une situation difficile. Avec l'évolution des évènements,
les Haddad sont dans l'obligation de vendre leurs parts. Une ouverture du
capital s'impose d'elle-même et dans tous les plus brefs délais pour ne pas
mettre en péril l'avenir du club. Une commission a été mise en place pour
étudier la venue d'éventuels investisseurs intéressés par l'achat des actions
de Haddad. Dans ce contexte, les supporters de l'USMA sont unanimes pour un
retour de Sonelgaz comme actionnaire majoritaire,
comme ça a été le cas des autres clubs qui ont bénéficié de sociétés étatiques
et privées, à l'image du MCA, du CSC, de la JSS et du CRB. Mais une autre
rumeur circule et confirmée par l'intéressé lui-même. Abdelbasset
Zaïm, l'ex-président de l'USM Annaba, qui s'est
illustré dernièrement par de graves révélations sur la corruption et
l'arrangement des matches, est annoncé à la tête de la glorieuse formation usmiste. Selon la direction usmiste,
l'ex-président de l'USMAn n'a présenté aucune demande
officielle pour l'achat des actions. Selon certains observateurs, cette
démarche pourrait déboucher plus tard sur un rejet comme cela a été le cas avec
Serrar. C'est donc l'indécision qui plane au sein d'un
club où la stabilité risque de subir les contrecoups de cet épisode. L'USMA,
qui vient d'être sacrée championne d'Algérie pour la huitième fois de son
histoire, se trouve dans l'impasse. Sur le plan financier, il sera très
difficile de redresser la barre avec plusieurs milliards de dettes. Ce qui
pourrait influer sur le refus de s'engager des nouveaux investisseurs, mais les
responsables actuels du club ne veulent pas céder au découragement et entendent
remettre le club sur orbite en essayant de trouver les mécanismes nécessaires
pour trouver des solutions. Selon nos sources, plusieurs joueurs comptent
saisir la commission des règlements des litiges (CRL). Dans ce registre, il
faut avouer que les dirigeants ont commis de nombreuses erreurs de jugement, ce
qui explique les mauvais recrutements de certains joueurs qui n'ont pas été du
tout convaincants et ne répondant guère aux critères pour évoluer dans un club
de la trempe de l'USMA, à l'image des Mashumba, Bentiba, Ntouba, Gious, Madani, Mexes, libérés par
l'entraîneur français. A présent, et pour ne pas être pris au dépourvu, les
responsables du club ont entamé les préparatifs de la
nouvelle saison.
Pour le staff technique, les dirigeants ont jeté leur dévolu sur Kaïs Yaâkoubi, l'ancien
international tunisien et ex-joueur du Club Africain. Il est le cinquième
technicien tunisien à travailler dans le championnat national après Moez Bououkaz, Hamadi Daou, Al-Sayd et Nabil Kouki. Pour rappel,
Kaïs Yaâkoubi est annoncé
comme un entraîneur d'expérience après avoir entraîné le Club Africain et bien
d'autres clubs tunisiens tels que l'US Monastir, l'EO Goulette Kram, l'AS Marsa, le Stade Gabésien, l'ES Béni Khalled et
l'EGS Gafsa, avant d'aller travailler dans les pays du Golfe, Al-Shoalah en Arabie saoudite, Al-Wakrah
SC et Al-Arabi SC au Qatar et Al-Weehdat
Club en Jordanie la saison dernière. On précisera que le flou persiste quant à
la nouvelle composante de l'équipe dirigeante de l'USMA. Une nouvelle ère
commence pour le prestigieux club de Soustara. Les
supporters attendent impatiemment la venue de nouveaux investisseurs à la
mesure de la grandeur de l'USMA et de l'histoire écrite par les Abdelaziz Bentifour, Amokrane Oualiken, Mouldi Aissaoui, Belbekri, Branci, Keddou, Saâdi, Tchalabi et Debbah.