
Après le retrait, la semaine
dernière, de l'entraîneur Mohamed Belachter, la
situation au sein de l'ASK n'avait pas changé d'un iota. Et l'équipe est
toujours livrée à elle-même au grand désespoir des supporters que nous ont
signalé que la situation empire de jour en jour, en témoigne la lourde défaite
concédée ce vendredi par les camarades de Aissani à Chlef face à l'ASO. «C'est une défaite tout à fait logique
et méritée, et ce compte tenu de la situation dans laquelle se trouvait notre
équipe», a répondu hier Belachter quand nous lui
avions demandé les raisons de cette déroute. Et celui-ci de poursuivre en
révélant qu'après son retrait de la barre technique de l'équipe, son adjoint Redjimi lui a emboîté le pas, alors que les joueurs étaient
en grève pour réclamer le paiement de leurs salaires. « Les dirigeants sont
venus me demander de reprendre mon poste en promettant que la situation allait
changer dans les jours à venir. J'ai refusé. Ils ont tellement insisté que j'ai
accepté d'aller voir d'abord les joueurs pour m'enquérir de leur disponibilité
et de leur état d'esprit. Malheureusement, j'ai constaté de visu que les
joueurs n'avaient en tête que l'argent que leur devait l'administration. Je
suis donc retourné voir les dirigeants pour leur signifier mon refus de
reprendre. Cela s'est passé le mardi 4 octobre.
Mais ils sont revenus à la
charge, m'assurant que la situation va changer. J'ai consulté Redjimi et ce dernier a accepté de préparer l'équipe pour
le match de Chlef. Nous avons repris la direction de
l'équipe et avons dirigé une seule séance d'entraînement le mercredi suivant
avant de partir jeudi à Chlef, sachant que nous
n'avions aucune chance de réaliser ne serait-ce que le nul. Et nous avons
logiquement perdu car, étant à court sur le plan physique, nos joueurs
marchaient carrément sur le terrain pendant le match ». Et pour la suite
l'avions nous sollicité ? « Je vais adopter la position de « wait and see », attendre et voir
venir. Et si rien ne se produit les jours à venir, je resterai chez moi. Je
vous répète, je n'accepterai plus de bricoler en l'absence de toute aide
provenant des dirigeants qui, pour l'instant ne se manifestent que par leur
incapacité à gérer l'équipe », conclura ?t-il.