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Oran :
Canicule oblige : Près de 9 000 estivants recensés quotidiennement sur les plages
par J. Boukraâ ![]() Le mois de Ramadan n'a pas empêché certains estivants à se rendre aux
plages, et même durant la journée. Les plages continuent, depuis le début du
mois sacré du Ramadhan, de drainer des foules d'estivants, de jour comme de
nuit. Fuyant les températures caniculaires qu'affiche le mercure depuis près
d'une dizaine de jours, certains Oranais, en quête de tranquillité et de
fraîcheur, continuent de fréquenter les plages. Les jeunes et moins jeunes
préfèrent carrément aller à la plage pour faire trempette et même durant la
journée. « Moi je prends mon congé généralement le mois de ramadan, et puisque
ces dernières années ce mois coïncide avec l'été, je viens à la plage avec ma femme
et mes enfants », dira Farid, rencontré à la plage de Cap Falcon. Avant
d'ajouter « je fais très attention pour ne pas avaler l'eau, je ne trempe pas
la tête et c'est tout. Pour mes enfants, ils ont moins de 7 ans donc ça ne pose
pas de problème, car ils ne font pas carême, je pense qu c'est la meilleur
période pour profiter de ces endroits. La plage est calme et il n'y a pas
beaucoup de monde ». Le cas de Farid n'est pas isolé, et la majorité des
estivants occasionnels de ce mois de ramadan est constituée en grande partie de
familles et de leurs enfants, qui optent pour la plage afin de passer quelques
moments de détente, jusqu'à l'heure de la prière de l'Asr, moment où les mères
de familles quittent les lieux en vue de préparer leur ftour. Du côté du
service de la Protection civile, on apprend que près de 9 000 estivants sont
recensés quotidiennement au niveau des plages de la wilaya. Avec des amis ou en
famille, certains prennent d'assaut les plages avant le ftour pour permettre à
leurs enfants de piquer une tête dans l'eau de cette plage qui a été rouverte à
la baignade au début de cette saison estivale ; « Moi, je ne me baigne pas la
journée, je viens pour mes enfants », dira Amine. Alors que d'autres ont
carrément choisi d'y rompre le jeûne. C'est le cas de Hamid et sa petite
famille qui ont carrément déplacé leur «meïdate ramadhane» sur le sable de la
plage des Andalouses. «Il fait très chaud, alors j'ai choisi de leur faire
respirer un peu d'air marin. C'est une autre ambiance » nous confie Lakhdar. Ce
dernier et sa famille comptent passer une bonne partie de la soirée sur cette
plage. Cette situation inédite du fait de la coïncidence du mois de ramadan
avec la saison estivale a toutefois été mise à profit par certains jeunes qui
investissent les plages dans la soirée pour vendre toutes sortes de denrées,
gâteaux, glaces, fruits secs?.). D'autres préfèrent les bains de nuit durant
ces jours de grande chaleur. Malgré les appels de la Protection civile
interdisant la baignade nocturne, ne se souciant de rien, les jeunes continuent
de narguer les dangers et d'ignorer les orientations des agents de la
Protection civile. Ils s'adonnent ainsi à cette nouvelle forme de villégiature
sans se soucier toutefois des risques qu'ils peuvent courir. « Nous sommes venus
de Mostaganem jusqu'ici pour profiter de la plage. Et ce n'est pas la nuit qui
va nous en priver. Et puis, nous nous ne sommes pas les seuls à braver le
danger», justifient deux jeunes leur non respect des consignes des hommes de la
Protection civile. Des campagnes de sensibilisation ont été menées dans ce sens
mais le manque de civisme de certains citoyens les expose à tous les risques.
Les différents services, à l'instar de la Gendarmerie nationale et de la
Protection civile, ont intensifié, de leur côté, leur présence dans les plages,
vu l'affluence constante des vacanciers venant profiter de la fraîcheur de la
mer dans une ambiance bon enfant.
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