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Oran :
Après avoir licencié deux syndicalistes de l'unité d'Oran : La Setram mise en demeure par l'inspection du Travail
par Houari Barti ![]() Après enquête qui
aura duré un peu plus d'un mois, l'inspection du Travail a finalement constaté
des infractions à la réglementation dans la procédure de licenciement par
l'administration de la Setram à l'encontre de deux syndicalistes de l'unité
d'Oran. Cette dernière est, selon l'inspection du Travail, «mise en demeure
depuis le 22 juin et a eu un délai de huit jours pour procéder à la
réintégration des deux syndicalistes licenciés». Une fois ce délai atteint, un
inspecteur du Travail effectuera une contrevisite pour vérifier si les deux
travailleurs sont réhabilités. Dans le cas contraire, cet inspecteur du Travail
«élaborera un PV d'infraction qui sera immédiatement transmis aux juridictions
compétentes», a-t-on précisé de même source. Selon l'inspection du Travail,
deux infractions ont été soulevées dans la procédure de licenciement opéré par
la Setram. La première a trait à «la commission de discipline qui devait, selon
la réglementation, se tenir au niveau de l'entreprise mère et non au niveau de
l'unité d'Oran, comme ce fut le cas». La seconde infraction porte sur le
licenciement qui «n'est justifié par aucun motif». Des constats qui confirment
la version avancée par les membres du Conseil syndical de l'unité Setram d'Oran
et l'Union locale de l'UGTA. «Vu les dispositions de l'ordonnance 96/12 datant
du 10 juin 1996 portant sur le licenciement d'un délégué syndical en violation
de la loi 90/14 datant du 2 juin 1990, vous êtes tenus d'intervenir pour
régulariser les cas des deux syndicalistes licenciés abusivement (à la Setram
d'Oran)», avait affirmé l'Union de wilaya de l'UGTA dans un communiqué adressé
à l'inspecteur régional du Travail. L'ordonnance 96-12 prévoit que «tout
licenciement d'un délégué syndical intervenu en violation des dispositions de
la présente loi est nul et de nul effet». L'intéressé est réintégré dans son
poste de travail et rétabli dans ses droits sur demande de l'inspecteur du
Travail dès que l'infraction est confirmée par ce dernier. En cas de refus
manifeste de l'employeur de s'y conformer dans un délai de huit jours,
l'inspecteur du Travail dresse un procès-verbal et en saisit la juridiction
compétente qui statue par décision exécutoire dans un délai n'excédant pas les
soixante jours, nonobstant opposition ou appel.
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