
Près de 1.400
ressortissants nigériens, rentrés illégalement en Algérie, ont regagné leur
pays depuis le début de l'opération de rapatriement en ce mois de décembre, a
indiqué à Alger la présidente du Croissant rouge algérien (CRA), Saïda
Benhabiles. «Depuis le début du rapatriement, en décembre, des ressortissants
nigériens par l'Algérie, conformément aux mesures décidées de concert avec les
autorités de ce pays, 1.368 d'entre eux ont déjà regagné leur pays», a précisé
Mme Benhabiles dans une déclaration à l'APS. Elle a ajouté que l'opération de
rapatriement, suspendue momentanément, «se poursuivra à partir du 6 janvier
prochain» réaffirmant à l'occasion qu'»il ne s'agit nullement d'une expulsion
massive de cette population souffrante». «L'opération de rapatriement fait
suite à la demande du gouvernement du Niger faite à l'Algérie pour l'aider à
rapatrier ses ressortissants pour mettre fin à leurs souffrances», a réitéré la
même responsable.
S'agissant du
nombre des ressortissants non encore rapatriés, Mme Benhabiles a expliqué qu'»ils
ne sont pas recensés», en raison de leur refus de s'installer dans les centres
d'accueil qui leur sont réservés par les autorités algériennes. «Contrairement
à d'autres pays, qui installent les déplacés dans des +pseudo-centres
d'accueil+, l'Algérie, par respect à la dignité humaine, n'oblige pas et ne
limite pas le déplacement et la liberté de circulation de ces personnes». Pour
une «bonne» prise en charge de ces rapatriés, Mme Benhabiles a expliqué que les
convois «ne dépassent pas les 300 personnes», rappelant également qu'en plus de
kit vestimentaire et alimentaire, des bus confortables sont mis à leur
disposition pour les amener au centre d'accueil de Tamanrasset. Un service
consulaire «est également mis à la disposition de ces personnes au niveau du
centre de Tamanrasset avec le soutien de l'ambassade du Niger afin de délivrer
à ces ressortissants une fois identifiés des laissez-passer», a fait savoir la
présidente du CRA. «Le CRA, et dans un souci de contribuer pour assurer une
meilleure vie à ces ressortissants dans leur pays d'origine, mène une campagne
de sensibilisation avec ses partenaires européens notamment le CICR et
l'Organisation internationale de la migration (OIM), afin financer des
micro-projets pour ces ressortissants».