Les dernières
saisies de psychotropes et de drogue opérées par les services de la police, du
1er janvier 2013 à juin 2014, sont inquiétantes à plus d'un titre. Le bilan
rendu public de la DGSN fait état de la saisie 1 165 793 de comprimés
psychotropes de marques différentes. Un chiffre qui donne le tournis et qui
renseigne de l'augmentation de la consommation et de la circulation de ces
substances psycho actives qui risquent de supplanter le cannabis. A prendre ce
chiffre avec réserve, car ces saisies concernent exclusivement les services de
la police qui opèrent principalement dans le milieu urbain. Le chiffre devrait
doubler si on rajoute les saisies effectuées par la gendarmerie. Un problème
qui inquiète davantage la corporation des pharmaciens. Le syndicat national des
pharmaciens d'officine (SNAPO) avait déjà exprimé son inquiétude concernant la
multiplication des poursuites judiciaires à l'encontre de pharmaciens dans des
affaires liées à la vente illégales des psychotropes. Le syndicat a même évoqué
une incohérence entre le ministère de la Santé et celui de la Justice en ce qui
concerne la liste des médicaments considérés comme psychotropes.
La DGSN fait aussi
état de la saisie de 77 tonnes et 853 résine de cannabis durant la même
période, avec la saisie de drogue dure (786 g d'héroïne et 547 g de cocaïne).
Les spécialistes en la matière tirent la sonnette d'alarme car les saisies de
toute sorte de drogue ne cessent d'augmenter d'une année à une autre en Algérie.
Sachant en outre que ces saisies ne représentent qu'une partie des quantités
des drogues et psychotropes en circulation.