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Elevée au statut
de wilaya (ex-préfecture) dès l'indépendance du pays, la capitale des Hauts
Plateaux de l'Ouest, s'il elle a connu une véritable métamorphose durant LES
CINQUANTE DERNIERES ANNEES, N'EN A PAS MOINS «CONSOMME» VINGT- NEUF WALIS
DURANT LA MEME PERIODE.
« L'urgence pour moi a été d'instaurer d'abord la norme, dans une wilaya qui a pris le mauvais pli de faire tout à moitié», nous confiait dernièrement le chef de l'exécutif de wilaya, M. Bousmaha Med. Tout un programme. D'une population d'à peine trente mille âmes au recouvrement de l'indépendance, la wilaya de Tiaret compte aujourd'hui parmi les wilayas les plus peuplées de l'Oranie, avec près d'un million d'habitants. Composée de quatorze daïras et quarante-deux communes, l'ex-capitale de l'Etat rostémide se trouve aujourd'hui en pole position pour prétendre légitimement au rôle leader de pôle économique et commercial à vocation régionale. LE TRAVAIL DE LA TERRE D'ABORD Région longtemps cataloguée comme le véritable grenier à blé de l'Algérie et même du continent africain, le secteur de l'agriculture dans la capitale du Sersou connaît un essor remarquable, grâce en partie au soutien actif des pouvoirs publics. Aujourd'hui, région à vocation agropastorale par excellence, la superficie agricole utile (SAU) est de plus de 300.000 hectares, avec une prédominance de la filière céréales, suivie de celle des cultures maraîchères, la pomme de terre et l'oignon surtout. L'arboriculture est, elle aussi, en plein essor, dans l'optique stratégique de reconvertir progressivement les terres céréalières qui pâtissent d'une pluviométrie capricieuse. Un cheptel bovin et surtout ovin parmi les plus importants du pays, avec à la clef une production animale des plus appréciable, reste l'atout majeur d'une wilaya qui enregistre, à l'issue de la campagne moissons-battages qui vient de s'achever une production céréalière record de près de cinq millions de quintaux, toutes variétés confondues. Et avec les trois ouvrages de mobilisation d'eaux de surface, situés dans la partie septentrionale de la wilaya, Tiaret a bien l'intention de faire du travail de la terre la locomotive du développement tous azimuts qu'elle connaît depuis la dernière décennie. L'HABITAT VA MIEUX Avec plus de trente-cinq mille logements construits durant la dernière décennie, le rythme de réalisation des programmes publics de logements, tous types confondus, atteint par la wilaya de Tiaret, est plus que satisfaisant avec à la clef une amélioration remarquable du taux d'occupation par logement (TOL) très proche de la moyenne nationale. En effet, outre la réhabilitation en cours du vieux bâti, les autorités locales mettent le paquet en vue d'aboutir le plus rapidement possible à l'éradication totale de l'habitat précaire. Véritable pierre angulaire de toute la stratégie de développement, tous secteurs confondus, que connaît la capitale des Hauts Plateaux de l'Ouest, le secteur de l'habitat connaît un essor remarquable, qualifié par l'ex-ministre de l'Habitat, Noureddine Moussa, «d'exemple à suivre». Et avec les 35.000 logements dont seize mille de type rural, la wilaya de Tiaret devrait avoir définitivement tordu le coup à la crise du logement d'ici à l'horizon 2015. En termes d'équipements publics, un nombre considérable de projets sont en cours de réalisation à l'exemple du secteur de l'éducation nationale, l'enseignement supérieur, la PME/PMI, la sûreté nationale, la Protection civile, les transports ou encore l'administration locale. Les travaux d'amélioration et de requalification urbaines que connaissent les principales villes de la wilaya avec plus de 500 quartiers concernés et l'adoption de techniques modernes dans la construction et l'aménagement des nouvelles cités projettent la wilaya de Tiaret dans la perspective prometteuse d'un développement durable et harmonieux. LA RAFFINERIE DE PETROLE ET FATIA: LES PROJETS DE L'ESPOIR Au chapitre de l'industrie, Tiaret, qui a payé un lourd tribut dans les années quatre-vingt-dix avec plus de cent entreprises locales sacrifiées sur l'autel du plan d'ajustement structurel, renoue aujourd'hui avec une réactivation et la création de nombre d'entités industrielles, pour la plupart publiques et porteuses de valeur ajoutée économique et sociale. Avec une population active de 204.130 au 30 novembre 2008, la wilaya de Tiaret comptait près de 25.000 chômeurs à la même période. Mais si aujourd'hui le taux de chômage est tombé sous la barre des 15 pour cent en raison d'une politique volontariste de création d'emplois, (programmes DAIP, CIP et CID), le chemin reste encore long avant de résorber un chômage affectant durement la catégorie des jeunes diplômés surtout. L'espoir pourrait justement venir du giga-projet de la raffinerie de pétrole et son complexe pétrochimique, qui seront érigés dans la zone de Sid El Abed, dans la proche banlieue de Tiaret. Cette infrastructure pétrolière, parmi les plus importantes du pays, emploiera quinze mille travailleurs à son entrée en exploitation vers 2015. Le projet Fatia, passé sous la coupe de l'Armée nationale populaire, est lui aussi un projet porteur d'espoir avec un potentiel économique et industriel des plus importants et la création de plusieurs milliers d'emplois civils et assimilés. Les lignes de montage sont achevées et l'entrée en production de véhicules 4/4 est prévue pour bientôt. La création de nouvelles zones d'activités à Tiaret et Sougueur, outre les deux zones industrielles existantes, sont d'autres atouts à même de booster le développement dans une région dotée de ressources humaines et matérielles conséquentes. L'autre bond qualitatif que connaît la ville d'Ali Maâchi sont les taux de raccordement au gaz et à l'électrification rurale qui atteindront les taux appréciables de 98 pour cent d'ici à fin 2014. Et avec un réseau routier de plus de 2.300 kilomètres entre routes nationales, chemins de wilaya et chemins communaux, la capitale du Sersou devra bientôt compter une bretelle, longue de 50 kilomètres, devant assurer la jonction avec l'autoroute Est-Ouest, sur le territoire de la wilaya de Relizane. Sa proximité du port de Mostaganem et sa disposition d'une infrastructure aéroportuaire parmi les plus importantes du pays sont deux atouts économiques de taille, capables de lui assurer un développement pérenne aux retombées sociales des plus positives sur une population qui devrait dépasser un million d'âmes d'ici à 2014. DES VILLES PLUS PROPRES L'éradication des marchés informels et la réhabilitation de l'ordre public commencent peu à peu à métamorphoser l'image de la capitale de la wilaya, mais pas seulement. D'autres villes de la wilaya mènent tambour battant une politique de réhabilitation du vieux bâti et de démolition de l'habitat précaire. La prise de conscience du simple citoyen de la nécessité impérieuse de prendre soin du cadre de vie, avec des campagnes spontanées de nettoyage des cités et des espaces publics est un des facteurs d'espoir pour faire de nos villes et cités des endroits où il fait bon vivre. Le secteur de l'environnement n'est pas en reste de l'essor remarquable que connaissent plusieurs secteurs, avec la réalisation de plusieurs structures de veille, de contrôle, de police et d'accompagnement. La réalisation des centres d'enfouissement techniques dans plusieurs localités, la gestion maîtrisée des déchets ménagers et solides, en plus du renforcement institutionnel sont les grands axes de la politique environnementale et de défense de la nature suivie par les autorités locales. Le secteur de la culture connaît, lui aussi, une renaissance appréciée de tous avec une région qui compte des biens culturels protéges et des sites historiques et archéologiques très nombreux. Les deux stations préhistoriques de Columnata, dans la commune de Sidi Hosni, les monuments funéraires berbères (les Djeddars), les grottes d'Ibn Khaldoun à Frenda, ou encore le haras national de Chaouchaoua sont les sites les plus en vue, dans une wilaya qui compte une maison de la culture dotée de tous les moyens nécessaires, des bibliothèques communales et autres structures culturelles de proximité. La construction d'un complexe cultuel et culturel autour du mausolée de Sidi Khaled, sur les hauteurs nord de la ville, grande mosquée capable d'accueillir jusqu'à 12.000 fidèles, ou encore la construction projetée d'un théâtre régional sont les principaux projets inscrits à l'indicatif du secteur de la culture. Même si la région ne dispose pas encore de zones d'expansion touristique (ZET), le développement touristique, avec une option stratégique pour le tourisme vert, figure également sur l'agenda du plan d'action des autorités de la wilaya avec la création de forêts récréatives, et d'une dizaine d'établissements hôteliers, outre dix autres déjà en activité et trois restaurants touristiques classés. |
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