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![]() ![]() ![]() ![]() P lusieurs wilayas
de l'ouest algérien, à l'image de Aïn Témouchent, Oran et Tlemcen, ont subi des
dégâts moindres causés par la
gelée et le froid comparativement avec la wilaya de Mostaganem qui
a été la plus touchée
par ces accidents climatiques inhabituels, avec le gel durant la première décade du
mois de février. 8.000
hectares ont été réservés pour la culture de la pomme de terre de saison
dont 2.500 pour le tubercule tardif. Le phénomène du froid a frappé
principalement les plaines d'El-Hassiane et Bouguirat, Mesra, Souaflia, Aïn
Tédeles et Oued El-Kheir, selon M. Taalbi Med, expert en production végétale. Le
cycle de la pomme de
terre a été stressé et perturbé par cette vague de
froid. 20 à
30% des organes aériens ont été détruits, soit 3.000 hectares
environ.
Toutefois, la végétation a déjà repris mais il y aura une réduction de rendement de l'ordre de 15 à 20% avec un recul d'un mois environ. D'autres dégâts variant entre 80 et 100% des organes végétatifs aériens sont à signaler, mais 10 jours après la catastrophe, un redémarrage végétatif avec une reprise de 70% sur la récolte a eu lieu. Toutefois, selon l'expert, «il y aura une production de très petits calibres ne dépassant pas les 20 mm». La moyenne des dégâts d'une manière générale dans la wilaya de Mostaganem est de l'ordre de 20%, selon plusieurs agriculteurs de la région de Mostaganem. Selon toujours l'expert, «il faut utiliser des produits antistress, tels les engrais pour aider la plante à reconstituer les organes végétatifs très rapidement. Le traitement ne dépassant pas les 3.000 DA par hectare». D'autres fellahs que nous avons rencontrés et dont les récoltes ont été endommagées ont procédé carrément à replanter. Après un cycle de 100 jours, l'arrachage aura lieu fin juin, au plus tard. Il est à noter qu'une commission d'évaluation des dégâts causés à la pomme de terre a été dépêchée par le ministère de l'Agriculture. Son rapport n'a pas été rendu public jusqu'à présent. |
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