Les habitants des
rues adjacentes au boulevard Belouizdad (ex-quartier de saint-Jean) se
plaignent de ne plus pouvoir circuler sur les trottoirs qui, pourtant,
constituent un espace réservé exclusivement aux piétons. «La raison,
disent-ils, est que ces trottoirs sont de plus en plus squattés par des automobilistes,
qui s'y garent et, pire encore, qui ont tendance à les transformer en véritable
garage privé». Ceux d'entre eux qui sont parents d'élèves, sont
particulièrement dépités et en colère contre ce qu'ils considèrent comme
laisser-aller et d'anarchie sans nom. De même qu'ils déplorent que ce
comportement, qui est loin de respecter les différents arrêtés municipaux
interdisant ou, tout au moins, réglementant le stationnement des voitures, qui
en tout état de cause ne peut se faire que sur la chaussée. Ils disent craindre
pour la sécurité de leurs enfants, surtout ceux en bas âge, obligés de circuler
sur la chaussée. Selon un des parents, «sachant la situation qui prévaut en la
matière au niveau du quartier, c'est avec la peur au ventre que je regarde mes
deux petites filles chaque matin partir à l'école ou sortir pour faire des
courses dans les magasins du coin». Le responsable du service de la circulation
et du transport à l'APC de Constantine, questionné sur ce sujet, fait savoir
que le quartier de Saint-Jean fait un peu exception dans la ville. En effet,
toutes les ruelles perpendiculaires au boulevard Belouizdad, telle celle des
Frères Karada, celle du 26 Novembre 74, etc., sont situées dans une zone dite
«réglementée» dans le sens où, étant donné leur exiguïté, il n'est pas interdit
d'y stationner. Il est ainsi permis de stationner sa voiture mais dans le sens
de la circulation et toujours sur la chaussée. Cependant, celui-ci précise
qu'ayant eu vent des réclamations, il a demandé et obtenu l'intervention de la
police et il «note avec satisfaction une certaine organisation dans les
stationnements ces tout derniers temps, où les automobilistes se garent sur un
seul trottoir au lieu des deux auparavant».