
Tout un chacun
aura remarqué au niveau des marchés de la ville de Annaba, avant et après l'Aïd
El-Adha, une flambée des prix aussi bien des fruits et légumes que d'autres
produits. Un phénomène qui se répète à chaque fête par ces spéculateurs,
véritables suceurs de sang au détriment du pauvre consommateur, devenu dans ce
cercle vicieux, le dindon de la farce, car il y a toujours des arguments à
faire valoir par les barons dans ce genre de négoce. Ainsi, après la cherté du
mouton liée, selon les éleveurs, aux prix des aliments de bétail, c'est au tour
des fruits et légumes, qu'on attribue d'abord à l'offre et à la demande, même
s'il y a abondance. C'est le cas par exemple, hier, de l'oignon vendu entre 70
et 80 DA le kg, le kilo de la pomme de terre s'est stabilisé autour de 60 DA,
la salade est affichée à 100 DA le kg. Les fruits ne sont pas cédés sous la
barre de 110 DA le kg. Du côté des épiceries, les légumes secs ont également
gagné la hausse des prix en douceur. Quant aux lentilles, elles se font rares,
le kilo a atteint les 150 DA. En vérité, tout s'enchaîne, il ne faut pas
s'attendre à une quelconque baisse pendant cette période de la fête de l'Aïd
El-Adha car la fièvre des prix s'est propagée partout et le budget familial continue
à saigner dans ce genre d'événement.