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Après l'accalmie relative qui commence à toucher ces derniers temps les
prix des légumes, c'est au tour d'autres denrées alimentaires de connaître une
importante flambée. C'est le cas notamment du café dont, en l'espace d'une
quinzaine de jours, le prix du kilo de dernier choix est passé sur le marché du
gros de 290 à 410 dinars. Pourtant, la baisse enregistrée depuis plus de 3
mois, suite à la dégringolade des cours mondiaux affectés par la crise
financière mondiale, ne présageait pas une remontée fulgurante en un temps
relativement aussi court. Selon les marchands de gros, cette hausse est encore
plus importante pour les qualités de café dites supérieures notamment l'Arabica
destinée beaucoup plus pour les industriels spécialisés dans le
conditionnement. Ainsi, pour des marques plus huppées, l'augmentation a atteint
jusqu'à 150 DA au kilo chez les détaillants qui le proposent jusqu'à 600 DA.
Selon certains opérateurs, la hausse n'a pas été brutale sur le marché mondial
mais a été progressive et, de ce fait, le prix de vente à l'usine ne pouvait
pas changer quand il s'agit d'une petite augmentation. En revanche, le cumul de
ces hausses se répercute directement sur la marge bénéficiaire et aboutit à une
hausse sensible. Selon le même interlocuteur basé à Oran, « certains
commerçants malintentionnés profitent de cette aubaine pour écouler leur
ancienne marchandise selon les nouveaux prix ». Même son de cloche chez les
détaillants qui avancent que si pour eux, la hausse de 50 centimes sur certains
produits ne peut pas être répercutée directement sur le prix de vente, il n'en
demeure pas moins que si l'augmentation atteint les 10 DA l'unité, la revue à
la hausse du prix devient inéluctable.
L'autre produit de base qui a connu une augmentation est le sucre qui a pris 250 DA pour un sac de 50 kg. La même explication est avancée, à savoir les cours mondiaux qui reprennent après une chute vertigineuse au début de l'année. A ce prix, le kilo de sucre blanc cristallisé atteint les 55 DA, alors que celui en morceaux est cédé à 75 DA. Par ailleurs, les légumes secs, des denrées réputées pour être des palliatifs pour les ménagères en cas de hausse des légumes frais, leurs prix ont également augmenté comme c'est le cas du riz qui est passé sur le marché de gros de 52 à 65 DA le kilo, pour être revendu en détail à 75 DA. Quant à l'haricot sec, il devient un luxe étant donné que le prix du kilo oscille entre 120 et 130 DA, alors que les lentilles sont cédées à raison de 110 DA. D'autres produits enfin, et qui pèsent lourd dans le budget familial, connaissent de temps à autre de légères hausses comme c'est le cas des détergents, mais qui, comptées sur l'année, représentent parfois des augmentations qui atteignent les 10 à 15 %. Pourtant, sur ce plan rien ne peut, selon les commerçants, justifier cette hausse, au vu de la diversité des gammes offertes et devaient booster la concurrence qui ne se limite actuellement qu'à des changements sur le plan emballage, alors que pour les prix rien n'est encore joué. |
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