Plusieurs activités religieuses, culturelles et artistiques, ont meublé
la célébration de la journée de la femme qui a coïncidé avec la veillée du
Mawloud Ennabaoui Chérif, à la faveur d'un riche programme élaboré par la
wilaya, l'A.P.C. et la direction des Affaires religieuses. C'est ainsi,
qu'outre le déroulement du festival du théâtre professionnel, la grande salle
du TRA a abrité avant-hier la cérémonie de remise des prix aux lauréats des
écoles coraniques et des récompenses aux 52 imams de la wilaya et ce, en
présence du wali et des autorités civiles et militaires de la ville. Les 5
meilleurs cadeaux ont été remis par les Imams aux écoles de Kouba, Sidi Amar,
EL Bouni, Bilel. Le prix des mosquées a été descerné à celle d'EL Bouni.
Ensuite ce fut le tour des deux imams de Forkane et de la mosquée de Kheraza de
recevoir des mains du wali et de l'Imam Cheikh Nacer, le prix d'une Omra et
d'un ordinateur dans une ambiance sympathique. La clôture a été faite avec la
lecture de la Fatiha par l'imam Cheikh Nacer d'El Bouni qui n'a pas manqué d'insister
sur la signification de cette fête religieuse et de prier Dieu pour
l'affermissement de la foi en Lui et la paix pour tous les musulmans. Par
ailleurs, à la salle omnisports, devant près de 3000 femmes, Fella Ababsa a
émerveillé les femmes annabies au cours d'un concert chaud et tout en couleurs,
organisé par la mairie en présence de nombreux invités, consuls, associations,
hommes de culture, de l'artiste Hamdi Benani et du recteur de l'université
Laskri.
Avec un récital de plusieurs chansons puisées du terroir et des contes
merveilleux de l'Edough, des Aurès, de la Kabylie et de l'Algérie profonde,
Fella dans une tunique blanche a su communiquer avec le public en lançant entre
deux chansons «Salem, Salem dans notre pays!». Dans une ambiance entraînante,
la chanteuse a transporté le public avec des morceaux religieux comme «Zad En
Nabi» ou encore «Ya Kaaba Ya Bit Rabi», repris en cheur par les centaines de
voix et les «you you» stridents des femmes. Fella a su répondre à l'attente de
ce grand public, parfois par l'improvisation en trouvant les mots qu'il faut
pour les enchaînements, au grand plaisir des dames «Bonoises».