Il disait pourtant qu'il ne rendrait jamais
le tablier. M. Ali Brahimi n'a pu, en fin de compte, résister à la grande
pression exercée par ses opposants et a préféré démissionner.
Au vu des événements de ces dernières semaines,
il ne pouvait faire autrement. Pourtant, la popularité de M. Brahimi ne faisait
aucun doute, il a été promu maire à l'unanimité des membres. La discorde a
débuté lors de la désignation des adjoints. L'opposition refusa les
propositions du maire et demanda des élections internes pour désigner les
membres du bureau. Le refus du maire a fait le mécontentement de ses opposants,
et même des membres de son propre parti décident, alors, de rejoindre l'autre
camp et renforcer ainsi l'opposition (14 contre 09). Les nombreuses tentatives
de réconciliation ne donnent rien et c'est le blocage total. Le budget ne fut
pas adopté, les souks n'ont pas été cédés, et les projets demeurent gelés. Au
cours de la dernière semaine, la situation se compliqua avec la défection de
deux autres membres (16 contre 07). Elle devient alors insupportable pour le
maire, qui finit par abdiquer et démissionner. Le départ de M.Brahimi divise
les Djelfaouis. Les uns disent que vu son expérience, (il avait déjà assuré un
mandat au même poste), il aurait pu trouver un terrain d'entente et continuer.
D'autres lui donnent raison, parce qu'il ne pouvait guère travailler dans ces
conditions. D'autres, encore, trouvent que c'est le code communal qui doit être
revu. Un an après les élections, tous les projets sont en retard. La prise en
charge des écoles, la réfection des rues, l'électrification, l'assainissement
et bien d'autres projets demeurent gelés. C'est bien dommage pour une ville qui
compte près de 400.000 habitants et qui croyaient vraiment en cette assemblée,
qui se composait de gens compétents et surtout expérimentés.